2019 sustainable diary

It’s off the loom, made with the waste of previous weavings, no ends, linen warp, wool weft. The 2020 diary is not warped yet.

Mon tissage quotidien de 2019 commencé en septembre est terminé. Le prochain n’est pas encore sur le métier.

2 thoughts on “2019 sustainable diary

  1. Un article qui pourrait t’intéresser: La création renoue le fil avec la tapisserie Par Johanna Seban Publié aujourd’hui à 13h30 Lecture 4 min.

    L’art contemporain et la mode réinvestissent la tapisserie en y mêlant des formes plus modernes. Un regard neuf qui séduit autant le public que les professionnels.

    Tapisserie de Cindy Sherman. Courtesy of Cindy Sherman and Metro Pictures , New York Oubliez les fresques médiévales et les tentures poussiéreuses qui habillent les murs des châteaux. Aujourd’hui, la tapisserie, comme celle d’Aubusson (Creuse), labellisée Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’Unesco en 2009, s’autorise à intégrer de nouvelles sphères. L’art contemporain, d’abord : en décembre, des tapisseries de Cindy Sherman réalisées à partir de portraits postés par l’artiste sur son compte Instagram étaient exposées à Art Basel Miami.

    La mode, ensuite : en juin, à Florence, Givenchy dévoilait dans sa collection homme printemps-été 2020 des costumes aux imprimés végétaux évoquant la tapisserie des châteaux français – le grand-père d’Hubert de Givenchy fut administrateur de la manufacture de Beauvais. Le créateur américain Todd Snyder vient de s’associer à Clarks pour une collection de bottines aux motifs empruntés à la tapisserie.

    Collaboration du créateur Todd Snyder avec le chausseur Clarks. Clarks Originals x Todd Snyder Gucci, enfin, signait récemment un sac à dos brodé aux ­ornements ­floraux inspirés de ce savoir-faire. Un travail des ­textures cher à Alessandro Michele, directeur artistique de la maison italienne : en 2017 déjà, lors du défilé croisière organisé à Florence, un long poème de Laurent de Médicis traversait la galerie Palatine du Palais Pitti, tissé, mot après mot, dans la toile des sièges des invités.

    Si la tapisserie est trop coûteuse pour intégrer les collections (jusqu’à 9 000 euros le mètre carré), son influence est omniprésente chez les créateurs de mode. Et le secteur, après des années difficiles, prend un nouveau départ. À Aubusson, son fief depuis le XVe siècle, trois manufactures et une dizaine d’ateliers (de statut privé, contrairement à la Manufacture des Gobelins, à Paris) sont aujourd’hui en activité.

    Lire aussi: Aubusson redevient cité de la tapisserie « Il y a un réel engouement, confirme Lucas Pinton, directeur de l’atelier du même nom. Notre entreprise emploie quinze personnes pour tisser et on a trop de travail pour pouvoir tout faire. » Il y a vingt ans, il peinait à trouver des artistes intéressés… « La tapisserie était réputée ringarde. Les gens pensaient à la verdure [tenture au décor végétal] du grand-père. Peu l’associaient à la création contemporaine. » Pourtant, de Calder à Le Corbusier, de Picasso à Matisse, les œuvres des plus grands ont été tissées. Au milieu du XXe siècle, l’artiste Jean Lurçat a fait souffler un vent nouveau sur la tapisserie, en la modernisant (tissage à large point, palette de couleurs réduite) et en la désolidarisant de la peinture.

    Avec un nouveau public à la clé. À Bayeux (Calvados), une pièce de 80 mètres de long inspirée de la série Game of Thrones a attiré plus de 30 000 visiteurs en trois mois. Installée depuis 2016 dans un bâtiment qui ­surplombe Aubusson, la Cité internationale de la tapisserie expose, elle, des pièces tissées à partir d’illustrations de J. R. R. Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux. « Je me suis demandé ce qu’on aurait fait si on avait dû tisser une tenture à sujet littéraire au XXe siècle, explique Bruno Ythier, son conservateur. On s’est dit que Tolkien serait une bonne façon de connecter à la tapisserie les gens qui ne connaissent pas Aubusson. »

    Par des appels à projets, la Cité poursuit cette modernisation en multipliant les collaborations entre lissiers (les artisans qui tissent la tapisserie) et artistes contemporains (qui signent l’œuvre à partir de laquelle est créé le « carton », patron de la future tapisserie). Le vidéaste Clément Cogitore a ainsi fait adapter une image née de captures d’écran prises lors de la révolution ­égyptienne de 2011. Marie Sirgue a imaginé Bleue, un grand trompe-l’œil en forme de bâche, exposé récemment au Palais de Tokyo…

    Lire aussi: Clément Cogitore, artiste de l’invisible La collection Carré d’Aubusson, de format plus modeste, sera par ailleurs bientôt vendue en galerie. « L’idée est de relancer une dynamique commerciale en glissant une tapisserie au milieu d’une exposition d’un artiste plasticien en vogue, précise Bruno Ythier. Le monde est de plus en plus dématérialisé, on se demande même s’il restera de la monnaie papier. Il y a forcément une contre-culture qui monte, un besoin de revenir à des matières. »

    « LES ARTISTES, APRÈS AVOIR TRAVAILLÉ SUR DES CHOSES IMPALPABLES COMME LE NUMÉRIQUE, ONT ENVIE DE REVENIR À DES MATIÈRES PLUS CHAUDES, SENSUELLES. » LE COLLECTIF LES JUST’LISSIÈRES Signe de ce mouvement, un collectif de jeunes lissières (35 ans en moyenne) vient de se créer à Aubusson. Les Just’lissières le reconnaissent : il y a peu, aucune d’entre elles n’envisageait d’exercer ce métier. « On pensait que la tapisserie était une discipline d’une autre époque. Aujourd’hui on voit qu’il se passe quelque chose. La Cité travaille pour montrer aux artistes que ce médium existe. Et les artistes, après avoir travaillé sur des choses impalpables comme le numérique, ont envie de revenir à des matières plus chaudes, sensuelles. » Diplômées du brevet Arts et techniques du tapis et de la tapisserie de lisse, les cinq femmes répondent à leurs premières commandes et tissent pour des artistes aux univers éloignés de l’art textile comme le street-artiste franco-tunisien eL Seed.

    Designer et illustrateur textile, le Français Louis Barthélemy s’est converti à la tapisserie en Égypte. Louis Barthélemy Loin des manufactures françaises, Louis Barthélemy a lui aussi succombé aux charmes de la tapisserie. Arrivé au Caire par amour, ce designer et illustrateur textile français réalise des œuvres poétiques, qui représentent des athlètes dans un décor ­fantasmé de l’Égypte antique. Ses œuvres sont fabriquées selon deux techniques ancestrales, le kilim tissé à la main et la méthode de motifs appliqués du khayamiya, développée pour décorer les tentes militaires lors des conquêtes de l’Empire ottoman. « J’aime la délicatesse et la patience qu’impose la tapisserie. Et la fantaisie qui émane des créations. »

    Magie et sorcellerie

    En 2018, dans sa galerie parisienne, Pierre Marie exposait quant à lui la tapisserie Ras El Hanout, réalisée avec la manufacture d’Aubusson Robert Four. L’artiste, auteur ­d’illustrations pour Hermès ou Diptyque, a été séduit par ce savoir-faire ancestral, dans lequel il voit une forme de magie. « Quand on peint, on ajoute de la matière sur un canevas vierge. Quand un dessin est tissé, il est ­partie prenante de ce canevas. Il y a quelque chose de l’ordre de la sorcellerie. Chaque interaction des fils avec la trame, chaque nœud agit comme un sort qui scelle pour toujours le dessin et l’œuvre qui le supporte. »

    Sorcellerie ou non, Lucas Pinton prédit un bel avenir à la tapisserie. « Nos clients sont les collectionneurs, les galeries, les institutionnels. Mais je pense que les décorateurs, attentifs, vont bientôt se réapproprier la tapisserie. » Avant d’être suivis, espère-t-il, par les particuliers.

    Par Johanna Seban Publié aujourd’hui à 13h30

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